La Genèse

Pourquoi avoir créé l'Association Lydie ?

Depuis de nombreuses années que nous voyageons en Afrique, nous en sommes arrivés à la réflexion suivante : vous savez sans doute que la vie y est extrêmement pénible. Nous avons été touchés par les difficultés qu'ils avaient tous à poursuivre leurs études, accéder aux soins, se déplacer, s'approvisionner, solliciter une banque ou tout simplement trouver un travail.

De nombreuses ONG sont présentes sur le terrain et interviennent dans de multiples domaines : maternités, écoles, puits, électrification, dispensaires, routes, agriculture, mines, vaccination. Ils font tous un travail formidable, le plus souvent dans la discrétion, apportant, en plus, un soutien moral envers tous ces gens en grande difficulté.

Après de nombreuses conversations avec le Père Antoine Sambou, prêtre d'Oussouye au Sénégal, homme très attachant, séculier proche du peuple comme il aime à le rappeler, nous en sommes venus à la conclusion suivante : le couple traditionnel africain évolue durant toute son existence dans une économie de survie, où il n'a quasiment jamais rien à attendre, aucune aide de santé, d'éducation, sociale ou économique en règle générale. Les gens ne peuvent bien souvent compter que sur leurs parents et amis qui en ont rarement les moyens financiers. D'où la nécessité d'avoir un nombre important d'enfants afin d'assurer leur propre avenir, aider au quotidien et qu'il en reste en permanence un ou deux à domicile afin d'assurer la sérénité du couple jusqu’au crépuscule de la vie. En d'autres termes, c'est un bon investissement.

Quant aux filles, elles quittent généralement la maison familiale entre 17 et 20 ans. La tradition veut qu'elles aillent vivre dans leur belle-famille après leur mariage. Les parents les occupent, en attendant, à quelques travaux des champs, de couture ou de ménage. Autrement dit, c'est une charge, sans parler de la dot.

Voici pourquoi il ne reste que 5% de filles en classe de terminale sur les 65% qui peuplaient les bancs des collèges en 6ème.

Une question se posa alors : que faire pour que la fille ne soit plus une charge et puisse poursuivre ses études même au delà du Baccalauréat ?

L'idée germa peu à peu de lancer un système de bourses d’études et de suivi scolaire sur place (peu d'associations s'occupent de ce problème chez les adolescents).

Quelque temps plus tard, notre ami William Bassène nous proposait d'aider Lydie, 16 ans, jeune fille du village d'Edioungou que les parents n'avaient plus les moyens de maintenir à l'école, le budget étant trop élevé pour leurs maigres revenus. Entre frais d'inscription, de transport, livres et fournitures, le repas du midi, les chaussures, les vêtements...la somme annuelle totale dépassait les 40.000 francs CFA (60 euros). La famille avait déjà deux garçons à financer et plus de ressources suffisantes pour les autres enfants.

Après une rencontre avec les parents, nous acceptions alors de la suivre dans ses études et une somme de 55.000 franc CFA (80 Euros) leur était remise.

Trois mois après notre retour en France, William nous annonçait que Lydie était souffrante et qu'elle avait été transportée d'urgence vers l'hôpital régional de Ziguinchor.

Devant la gravité de son cas - une infection rénale - un transfert vers Dakar s’imposait. Avec le Père Antoine, William et nos autres contacts, nous nous cotisons pour payer l'avion et les premiers soins à Dakar. Mais malgré tout le soutien apporté, son cas s'aggrave, les médecins envisagent même son transfert vers la France.

Lydie décédera malheureusement dans les jours qui suivent.

Même si le sort s'acharnait sur cette famille et sur ce que nous entreprenions sur place, nous n'avons pas pour autant baissé les bras. Nous nous sommes immédiatement mis à collecter des dons autour de nous et nous avons pu, dès l'année suivante, attribuer des bourses d'études à six filles des villages environnants dont la sœur cadette de Lydie.

Nous apprenions quelques mois plus tard que Catherine, l'une des bénéficiaires, avait obtenu son bac et qu'elle pouvait maintenant poursuivre ses études à Dakar.

En septembre 2007, la petite Sadio, de la région de M'Bour, venait également nous rejoindre.

Il nous restait alors à officialiser l'ensemble par la création d'une structure légale appropriée, ce que nous fîmes début Janvier 2008.

Vous connaissez maintenant l'histoire du nom de l'association, en hommage à Lydie.

Notre Mission

L’Association Lydie a pour but de venir en aide aux jeunes filles défavorisées (abandonnées, orphelines, parents handicapés…) d’Afrique de l’Ouest qui n’ont pas les moyens financiers de poursuivre leurs études scolaires.
Elle prend en charge la totalité des frais comme les inscriptions, les vêtements, le transport, la cantine, les frais médicaux d’urgence, depuis la maternelle jusqu’aux études supérieures. L’Association Lydie assure également un soutien moral et un accompagnement des filles dans leur parcours scolaire.

Coordonnées

Association Lydie    123 avenue du Clos   59230 SAINT-AMAND-LES-EAUX    FRANCE
Tél : +33 (0)6 89 08 98 55     +33 (0)3 27 48 60 52     Mail : contact@lydie.org     Facebook : association lydie
Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Sous-Préfecture de Valenciennes le 26/01/2008
Identification WALDEC : W596002788  – N° de SIRET : 820 115 103 00013